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L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Régulation (ACPR), en charge de surveiller l’activité des banques et des assurances en France, a révélé un attrait croissant des français pour les banques mobiles.

Tribune par Luis Corrons, Security Evangelist, chez Avast – Ces dernières auraient en effet créé environ 1,3 million de comptes en 2017, soit 36 % des ouvertures de comptes enregistrées au cours de l’année par le secteur bancaire. Si les banques en ligne offrent un moyen simple de gérer ce type d’opérations, avec une plus grande autonomie et des coûts souvent moins élevés que les banques traditionnelles, elles représentent également un risque de piratage plus important, les cybercriminels y portant un intérêt croissant.

Pour Luis Corrons, Security Evangelist, chez Avast, pour protéger leur argent des cybercriminels, les consommateurs doivent renforcer leur cybersécurité afin qu’elle soit adaptée à leur nouvelle façon de gérer leurs comptes et opérations financières :

« Les cybercriminels ciblent les particuliers car ils savent que la plupart d’entre eux stockent des informations sensibles et personnelles sur leurs appareils, et se servent de leurs smartphones et de leurs ordinateurs pour effectuer des achats et des opérations bancaires en ligne. En outre, les utilisateurs sont bien souvent eux-mêmes le maillon faible, car un grand nombre d’entre eux ignorent ou négligent les bonnes pratiques de sécurité. Une véritable aubaine pour les pirates informatique.

Dans ce contexte, les chevaux de Troie visant les applications bancaires mobiles sont en hausse. Leurs auteurs tentent de piéger les utilisateurs et les incitent à communiquer leurs coordonnées bancaires, tout en se faisant passer pour l’application légitime de la banque. Les cybercriminels reproduisent en effet la page de connexion ou affichent un écran avec le logo de l’enseigne. Leurs méthodes étant très sophistiquées, les consommateurs peuvent facilement s’y méprendre. Un peu plus tôt cette année, nous avons demandé à plusieurs milliers de personnes de comparer l’interface d’applications bancaires officielles avec leur version contrefaite. Un test au cours duquel 74 % des français ont identifié l’interface officielle des applications bancaires mobiles comme frauduleuse, tandis que 36 % ont pris l’interface piratée pour la version authentique.

Bitdefender

Le plus souvent, les consommateurs peuvent compter sur des plateformes de confiance, telles que Google Play et l’App Store d’Apple, pour télécharger des applications bancaires. Néanmoins, une vigilance accrue est vivement recommandée, et les utilisateurs doivent vérifier qu’il s’agit bien de la version officielle. Si l’interface semble inhabituelle ou anormale, il est important de contacter rapidement le service client. De plus, l’utilisation de la double authentification doit être privilégiée lorsqu’elle est disponible, au même titre que l’installation d’un antivirus suffisamment puissant pour détecter toute tentative d’attaque, y compris les malwares, et s’en protéger.

Enfin, les consommateurs ne devraient jamais effectuer d’opérations bancaires ou financières depuis un ordinateur ou un mobile qui ne leur appartient pas, car nous ne savons jamais exactement qui l’a utilisé auparavant, ni quels sont les logiciels en cours d’exécution. Il en va de même pour les réseaux Wi-Fi : il est primordial d’éviter ce genre d’opérations via les réseaux publics car les cybercriminels peuvent très facilement espionner les activités en ligne. Dans le cas où l’utilisateur ne peut pas faire autrement, il doit se servir d’un Réseau Privé Virtuel (VPN) qui lui permettra de naviguer à l’abri des regards malintentionnés. »

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