A l’occasion de la Journée de la gestion des identités 2025, il convient de rappeler que les identités sont au cœur des stratégies des cybercriminels. En effet, selon le dernier baromètre du CESIN, 34 % des entreprises françaises ont été victimes d’usurpation d’identité. Par ailleurs, il est également important d’avoir en tête que les identités humaines ne sont pas les seules à être des cibles de premier choix pour les acteurs malveillants, les identités machines également.
Tribune – Pour Jean-Christophe Vitu, Ingénieur Avant-Ventes chez CyberArk, si la protection des identités humaines demeure essentielle à la sécurité des données d’une entreprise, il ne faut pas mettre de côté celle des identités machines qui présentent également un risque de compromission.
« Les identités machines sont des informations permettant de s’assurer que chaque machine peut être reconnue et qu’il est possible de lui attribuer un rôle, un accès ou un droit particulier dans un environnement informatique. Ainsi, ces identités sont aussi des portes d’entrée potentielles pour les cybercriminels. Or, leur protection n’est pas encore aussi mature que celle des identités humaines. En effet, selon nos recherches, les responsables de sécurité français relèvent l’absence d’une stratégie cohérente de sécurité des identités machines (29 %), les difficultés d’adaptation à des cycles de vie plus courts des identités machines (32 %) et la possibilité que des adversaires exploitent les identités machines volées (33 %).
Pourtant, les identités machines explosent dans un contexte d’adoption croissante de l’Intelligence Artificielle (IA) et d’innovations natives du cloud et cela devrait se poursuivre dans le futur, à mesure que les entreprises automatisent, utilisent des applications d’Intelligence Artificielle et complexifient leurs réseaux. Par conséquent, les organisations ont du mal à suivre le rythme et la plupart d’entre elles continuent dans des approches de la sécurité en silos, ce qui ne permet pas une protection optimale de ces identités et induit donc des risques plus importants.
En effet, pour effectuer leurs tâches, les machines nécessitent souvent des accès à des données critiques, ce qui en fait des cibles privilégiées pour les acteurs malveillants. Toujours selon nos recherches, 37 % des responsables de sécurité français ont signalé des incidents ou des violations de sécurité dus à des identités machines compromises. C’est pourquoi la sécurité des identités machines doit être réfléchie en amont de façon complète et granulaire.
En recourant à l’automatisation, en améliorant la visibilité et en se préparant aux défis émergents tels que l’informatique quantique, les entreprises peuvent contribuer à la protection de leurs systèmes critiques et évoluer en toute confiance. Il est temps d’agir : la sécurité des identités machines n’est pas seulement une exigence technique, c’est un impératif pour la résilience et la croissance. »





