CAC 40 : 65 % des plus grandes entreprises françaises exposent leurs clients au risque de fraude par email

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En octobre 2022, la société Proofpoint, leader en matière de cybersécurité et conformité, a réalisé une analyse des enregistrements DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance) de l’ensemble des entreprises du CAC 40.

Tribune – Ce protocole d’authentification des messages électroniques est conçu pour protéger les noms de domaine contre une utilisation abusive par les cybercriminels. Il authentifie l’identité de l’expéditeur avant de permettre à un message d’atteindre sa destination.

D’après les résultats d’analyse, 65 % des plus grandes entreprises françaises n’auraient pas un niveau de protection assez important contre le risque de fraude par email, pourtant premier vecteur de cyberattaques.

Les principales conclusions sont les suivantes :

  • 9 entreprises du CAC 40 (22 %) n’ont aucun enregistrement DMARC et n’ont donc pas pris les mesures nécessaires pour empêcher l’utilisation frauduleuse de leur nom de domaine. L’analyse dénote tout de même une amélioration ; en 2021, ce sont 23 % des entreprises du CAC 40 qui n’avaient aucun enregistrement DMARC.
  • 17 entreprises du CAC 40 (43 %) ont pris les mesures initiales en publiant un enregistrement DMARC, mais n’assurent aucun rôle actif de protection, uniquement un niveau de surveillance ou de mise en quarantaine minimale.
  • 14 entreprises du CAC 40 (35 %) ont mis en œuvre le niveau de protection recommandé et le plus strict (rejet), qui empêche activement les emails frauduleux d’atteindre leurs cibles. Il y a une nette amélioration puisque ce chiffre était de 15 % l’année dernière.

« L’email est devenu l’outil de communication incontournable des entreprises, et le vecteur principal d’attaques cyber. Les conséquences peuvent être désastreuses pour l’entreprise, le risque étant le vol de données sensibles mais aussi les dommages réputationnels pour l’entreprise, avec des pertes financières qui se chiffreraient en millions d’euros ; les entreprises doivent donc tout mettre en œuvre pour se protéger » explique Loïc Guézo, directeur de la stratégie cyber pour la région SEMA chez Proofpoint.

Selon le dernier rapport Voice of the CISO de Proofpoint, si 69 % des RSSI français estiment que les employés comprennent leur rôle dans la protection de leur organisation contre les cybermenaces, 61 % considèrent toujours que l’erreur humaine est la plus grande vulnérabilité cyber de leur organisation.

« L’humain est le dernier rempart contre les attaques cyber qui elles, sont de plus en plus sophistiquées et basées sur des techniques d’ingénierie sociale extrêmement élaborées et persuasives. Lorsque DMARC est mis en place en mode “rejet”, les courriels suspicieux ne peuvent tout simplement pas atteindre la boîte de réception de la victime prise pour cible » précise Loïc Guézo.

Vous pourrez retrouver l’ensemble de cette analyse sur ce blog.