Cybercriminalité : 10% des attaques cybercriminelles proviennent d’Afrique

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Il ne se passe pas de jours sans que des informations relatives aux cyber-attaques ne fassent l’objet d’un traitement dans la presse. Au début, c’était l’affaire de quelques journaux spécialisés. Et plus le phénomène prend de l’ampleur, plus de journaux généralistes, voire de tous les secteurs d’activités s’en emparent. Et l’Afrique dans tout cela ?

La presse africaine ne mesure pas encore l’étendue des dégâts en Afrique et couvre davantage les attaques très médiatisées de grandes banques et de grandes administrations centrales au niveau international. Mais, aujourd’hui, la cybercriminalité est devenue un phénomène mondial qui n’épargne aucun pays au monde. L’Afrique ne pèse que 2% du commerce mondial mais représente, malheureusement, près de 10% des attaques cybercriminelles, selon les informations fournies par l’Union Internationale des Télécommunications.

Un phénomène aussi grave que le trafic de drogue et qui risque de miner l’économie de la connaissance et, plus globalement, toute l’économie africaine si l’on n’y prend pas garde. Le modus operandi des cybercriminels est connu en ce sens qu’ils exploitent systématiquement les failles du système des entreprises et des administrations centrales. Selon de nombreuses estimations, la cybercriminalité est aujourd’hui un véritable fléau mondial qui coûte plus de mille milliards de dollars chaque année. Pour IMPACT (Partenariat multilatéral international contre la cybercriminalité), organisme basé en Malaisie, la cybercriminalité peut revêtir de nombreux aspects : de l’usurpation d’identité au piratage en passant par les attaques virales, l’espionnage ou la déstabilisation, mais aussi la pédopornographie, la fraude à la carte bancaire, le pillage de données ou la prise de contrôle à distance de systèmes d’informations stratégiques. Bien des cybercriminels se contentent de pirater les mots de passe pour avoir accès à diverses données comme la messagerie personnelle des usagers, leurs réseaux sociaux ou encore leur banque en ligne. Le phénomène n’est pas prêt de s’arrêter.

 

50% des SI attaqués sont les pays en développement

Qui n’a jamais reçu de Scam ? Il s’agit de ces mails frauduleux souvent envoyés à partir d’un cybercafé public quelque part en Afrique. Si bon nombre des victimes sont logées dans les pays développés, le phénomène atteint également des Africains. On voit de plus en plus des arnaques au visa, à la bourse, etc.
Selon les dernières données communiquées par IMPACT, plus de 650?000 systèmes dans le monde sont infectés par les variantes du logiciel malveillant Net.worm. A l’heure actuelle, si l’on en croit les données fournies par IMPACT, près de la moitié des systèmes informatiques attaqués sont dans les pays en développement mais, avec la progression rapide de la large bande, cette situation va immanquablement changer, et le problème se généralisera dans le monde entier. Toute défaillance, toute panne des réseaux à grande échelle dans un pays quel qu’il soit pourrait, en l’espace de quelques jours, déséquilibrer toute l’économie.

La mobilisation pour lutter contre ce fléau du XXIème siècle doit être totale au travers d’un partenariat public-privé et d’une coopération internationale. La cybercriminalité ne doit pas demeurer un phénomène caché, afin de ne pas faire le jeu des criminels en renforçant leur sentiment d’impunité. Pour cela, les bonnes pratiques doivent être partagées au niveau national et international pour apporter une réponse globale.
Les pirates s’organisent et évoluent beaucoup plus vite que les stratégies nationales. C’est en fédérant les efforts et en mettant en place des politiques cohérentes et coordonnées, que les pays arriveront à bout de ce phénomène. Réseau Télécom Network reviendra plus amplement sur cette problématique dans un prochain dossier en orientant une réflexion sur les attaques liées au réseau mobile.

 

Source : Réseau Télécom

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