Applications de rencontres : 38 % des utilisateurs français ferait confiance à l’IA pour les matcher avec un partenaire compatible

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Selon la dernière étude mondiale de Kaspersky, qui dresse un état des lieux entre technologie et relations humaines, la majorité des utilisateurs ont une perception positive du rôle des algorithmes intelligents en matière de dating. En effet, 38 % des utilisateurs français (contre 44 % au niveau international) feraient confiance aux sélections et matchs de l’IA, et 51 % (vs 64 % à l’échelle mondiale) ont même noté une parfaite correspondance entre les recommandations algorithmiques et leurs préférences.

Étude Kaspersky – Cette perception positive de l’IA en général est étayée par une enquête mondiale commanditée par ARM dans laquelle 54 % des répondants ont confirmé leur intérêt de l’utilisation de l’IA comme compagnon ou assistant personnel.

Il en va de même concernant les rencontres en ligne avec des services utilisant des algorithmes intelligents pour accompagner les célibataires dans leur quête de l’âme sœur en sélectionnant et en recommandant des profils appropriés et compatibles. Près d’1 Français sur 2 interrogé (46 %) contre 54 % à l’échelle mondiale s’accordent à dire que les applications de rencontres en général ont grandement facilité le processus. De plus, 43 % d’entre eux (même chiffre au niveau local et international) ne rencontreraient que les profils recommandés par l’algorithme.

Mais si faire confiance est une chose, sélectionner une personne sur la seule recommandation de l’IA en est une autre. En effet, 59 % des Français interrogés (vs 56 % à l’échelle mondiale) ne sont pas certaines que les algorithmes puissent couvrir toute l’étendue de la complexité des facteurs d’attractivité entre individus. De plus, 46 % des utilisateurs français contre seulement 39 % dans le monde trouvent que le fait d’être matchés par l’algorithme est un processus déshumanisant.

« Les résultats de notre recherche montrent que de nombreuses personnes perçoivent positivement l’introduction de l’IA dans les applications de dating car son utilisation peut permettre de faciliter les rencontres. Les algorithmes intelligents analysent les intérêts des utilisateurs, leurs préférences, et leurs ‘swipes’ afin de recommander les partenaires compatibles en fonction de leur personnalité. Cependant, malgré tous les avantages et toutes les possibilités offertes par ces services, il est impératif de rester vigilants et de toujours garder en tête que la personne de l’autre côté de l’écran reste un ou un(e) inconnu(e) », commente David Jacoby, chercheur en sécurité chez Kaspersky.

« En toute honnêteté, la digitalisation et ses formidables possibilités ne modifient que la recherche du véritable amour et non le véritable amour en lui-même. Les nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle, permettent des recherches plus précises, rapides et facilitées, tout en réduisant la prise de risques. Et c’est important car les applications de rencontres ont pour mission de vous aider à trouver le partenaire idéal. C’est pourquoi nous sommes si disposés à laisser l’IA nous aider : elle effectue un travail préliminaire précieux – jusqu’à la première rencontre », commentent les thérapeutes Birgitt Hölzel et Stefan Ruzas du cabinet munichois Liebling + Schatz.

Ils poursuivent : « La situation dans la vraie vie n’est pas si différente. Lorsque nous rencontrons quelqu’un au travail, à un événement sportif ou dans un bar, nous évaluons en premier lieu nos points communs tout en accentuant nos qualités pour renforcer notre attractivité. Cependant, l’intelligence artificielle ne pourra pas déchiffrer ce que ressent réellement la personne, c’est-à-dire si elle est intéressée ou si elle s’ennuie et si la connexion est authentique ou artificielle. Elle ne pourra pas non plus nous dire quelles sont ses attitudes et comment elle se comporte de manière générale. »

« C’est pourquoi l’intelligence artificielle et l’amour ne vont pas de pair à première vue. Même s’ils ne peuvent analyser le ressenti, les algorithmes rendent possibles des relations impliquant des qualités très personnelles, telles que l’empathie, l’ouverture ou encore la stabilité émotionnelle » concluent Birgitt Hölzel et Stefan Ruzas.

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